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La santé ou la maladie Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Désiré Merien   

4. les compatibilités alimentaires

Les compatibilités alimentaires sont fondées sur deux principes essentiels :

a – la sélectivité des sécrétions enzymatiques :

les transformations chimiques qui se produisent au cours de la digestion s’effectuent en présence d’enzymes, encore appelées diastases. Les sécrétions enzymatiques sont fonction des aliments ingérés. Des glandes spécialisées réagissent aux stimuli enregistrés par le cerveau et émettent alors des enzymes spécifiques à chaque type d’aliment consommé. Ainsi la ptyaline, enzyme salivaire, n’apparaît qu’en présence d’amidon.

b – les temps de digestion :

les aliments ne nécessitent pas des temps de digestion similaires pour être digérés. Les sucres des fruits ne subissent pas de digestion : ils sont directement assimilables. Le sucre (roux ou blanc) appelé saccharose nécessite une hydrolyse – c’est-à-dire un apport d’eau – au niveau intestinal pour être absorbable. Les amidons subissent l’action des amylases salivaire et pancréatique pour être d’abord transformés en maltose, puis celle de la maltase intestinale, pour être réduits à l’état de sucre simple absorbable. La digestion des amidons est bien plus longue que celle du sucre ou des fruits. Les matières grasses ralentissent la digestion des autres aliments placés en leur présence. Ainsi les protéines grasses sont elles plus longues à digérer que les protéines maigres : les fromages maigres se digèrent plus rapidement que les fromages gras. Les noix sont longues à digérer.
Les aliments contenant des acides ont une digestion prolongée car le corps doit d’abord neutraliser ces acides. Ainsi les fruits acides ont une digestion plus longue et plus difficile que les fruits mi-acides ou doux.
Les légumes verts se digèrent assez rapidement car ils ne sont pas trop concentrés en protides, lipides, glucides ni en acides.
Le régime associé, respectant ces compatibilités alimentaires comprend :

  • petit-déjeuner : repas de fruits,
  • déjeuner : repas glucidique comprenant crudités, un glucide (céréales, pomme de terre) et une matière grasse (huile ou beurre),
  • dîner : repas protidique comprenant un protide (viande, œuf, fromage, noix …) et des légumes cuits.

Le régime associé facilite la digestion. Il supprime les phénomènes de fermentation et de putréfaction intestinaux. Il aide à l’évacuation des selles. Il constitue de ce fait, un facteur réducteur de la toxémie en évitant l’auto-intoxication de l’organisme.
Souvent utilisé par les sportifs, il devrait l’être par tout un chacun pour l’obtention d’un bien-être simple et efficace.

5. les quantités alimentaires

La nourriture doit, en premier lieu, satisfaire aux besoins énergétique et constructif de l’organisme. Mais, dès lors que ces besoins sont couverts, toute quantité supplémentaire est superflue et nocive. Cette dernière nourriture nécessitera, pour être digérée, un investissement énergétique non négligeable. Cette énergie sera donc pratiquement gaspillée et le résultat sera que l’excès de nourriture viendra fournir des réserves excessives à l’organisme.

Par ailleurs, l’énergie utilisée abusivement pour digérer ce surcroît de nourriture, ne sera plus disponible pour d’autres fonctions de l’organisme.
Si celui-ci est en situation d’énervation – c’est-à-dire d’insuffisance énergétique – la toxémie s’accroîtra entraînant des risques d’apparition de nouveaux troubles.

L’excès de nourriture possède donc une influence directe néfaste sur l’apparition des maladies.
La frugalité, au contraire, induit la santé.
Comment donc apprécier la quantité de nourriture satisfaisante ?
L’expérience montre qu’au fur et à mesure que l’organisme se désintoxique, il est possible de manger moins jusqu’à tendre vers une ration minimale en-dessous de laquelle l’efficience régresse.

C’est à chacun de déterminer ce point d’équilibre entre ses besoins alimentaires réels et la quantité de nourriture à ingérer.
Dans la pratique, les choses se passent simplement. Plus on avance dans la voie de la rénovation et moins on mange, jusqu’au point d’équilibre.
Si vous pouvez vous satisfaire d’une quantité moindre et vous sentir efficient dans tous les actes de la vie quotidienne, c’est que votre état toxémique est relativement satisfaisant.

Si vous êtes dans la nécessité de consommer des quantités supérieures, il est probable que votre état toxémique est important et que votre corps utilise une partie de votre nourriture pour lutter contre le désir permanent de vouloir se désintoxiquer.

6. la réduction des tensions

C’est notre énergie vitale qui assure notre santé. Cette énergie doit pouvoir circuler librement dans tout l’organisme. Notre énergie provient des échanges que nous effectuons avec le lieu de vie dans lequel nous existons.

Cet échange énergétique est bien connu des jardiniers ou des agriculteurs qui recherchent à créer les conditions optimales pour la vie de leurs plantes ou de leurs animaux.

Parfois pour l’homme, surtout dans les cités industrielles, il semble que cette règle soit bafouée, comme s’il pouvait échapper aux règles du monde vivant. Au lieu de cette vie artificielle, nous sommes faits pour vivre la santé qui provient d’échanges énergétiques appropriés.
Ces énergies sont multiples et proviennent de l’air que nous respirons, de la chaleur et du rayonnement solaires que nous recevons, des aliments que nous ingérons, du magnétisme terrestre, d’influences diverses telles nos relations affectives, nos idées créatrices … etc.
Toutes ces énergies nous sont indispensables et c’est à chacun d’entre nous de les rechercher une par une, inlassablement. La santé sera le résultat de l’accumulation de ces énergies vitales. Ce n’est pas un état statique : tout peut se modifier.

Vivre en bonne santé c’est se dynamiser en permanence et non s’isoler dans une carapace éloignée de tout contact énergétique.
L’harmonie psychique est un facteur vital de la santé. Il est reconnu que de nombreux troubles physiques se développent à la suite de stress divers subis soit brusquement, soit durablement.

Ainsi, des déceptions affectives, des difficultés familiales, des problèmes professionnels ou sociaux sont parfois à l’origine de troubles de santé dits psychosomatiques.

Ces divers stress amoindrissement l’énergie vitale du sujet, accroissent sa toxémie. La probabilité d’apparition des troubles ne dépend plus alors que de la force vitale de chacun. Certains surpasseront ces problèmes sans difficulté, d’autres non.

L’activité mentale comporte des résonnances physiques importantes. Il existe donc bien une relation étroite entre notre vie intérieure et notre santé.
Pour être en bonne santé, il est nécessaire d’éliminer les différentes tensions qui sont le résultat de notre mode de vie.



 

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